Mécontentements
Me voilà encore sortie de l'hôpital pour un jour et une nuit, j'ai demandé à ce que la permission soit plus longue, mais non, la psychiatre a la flemme de refaire un nouveau papier; une fois dehors je dois aller pointer au CMP, là les infirmières se montrent plus encourageantes, "cela va venir" au renouvellement de ma détention qu'on ne veut toujours pas lever, ça aussi c'est une imbécillité.
Aujourd'hui j'ai eu de la chance, le taxi n'était pas en retard, en arrivant j'ai eu le temps d'aller 2 fois à monoprix, une première en réapprovisionnement pour les chats, une deuxième quand mon père émergeant à midi de son lit m'a dit qu'il n'y avait plus d'eau; je suis donc ressortie, j'en ai profité pour acheter les petits gâteaux que j'avais oubliés d'acheter pour moi; à l'hôpital, je mange ça avec des barres de céréales pour mon dîner pour éviter le self le soir que je trouve épuisant.
Et cet après-midi au retour de mon pointage j'ai pensé que je n'avais pas regardé les soldes à monoprix, il n'y avait plus rien, sauf des peluches grand modèle, "Hello Kitty" à moitié prix, cela ne ferait-il pas un bon coussin pour les chats? et je me suis laissée tenter, maintenant il va falloir que je passe la nuit avec pour que les chats aient envie de se mettre dessus quand je ne serais pas là.
Agathon fait greee quand je reviens, comme s'il me reprochait quelque chose. Comment expliquer à un chat que s'il ne tenait qu'à moi je ne le quitterais pas.
Un sourire
Il parait que l'on m'a vu sourire à l'hôpital au moment où je prenais les papiers pour ma brève sortie, de ce matin à demain après-midi, et que c'est rare de ma part. SSans doute, l'endroit ne prête pas à sourire, et je n'ai toujours pas de date de sortie définitive, mais la psychiatre a une dent contre moi; je ne sais pas pourquoi, peut-être qu'elle est jalouse. Allez savoir.
Enfin chez moi, le taxi a roulé vite.
Je suis sortie faire des courses, après avoir mis une première fournée de linge dans la machine; et quand j'étais dans la rue mon téléphone a sonné, c'était ma marraine, elle va venir me voir à l'hôpital vendredi; cela fait longtemps que je ne l'ai pas vu, depuis novembre, je crois. Le jour où on avait eu droit a une réunion de famille avec ma tante et elle; mon père n'ayant pas le courage de se déplacer et ma soeur trop loin. C'est là que j'avais obtenu les micro permissions que j'ai maintenant.
Mais elles sont occupées ces permissions, là je reveviens du CMP où je dois pointer! et où je devais aussi voir l'assistante sociale pour des frais à payer, la mutuelle ne prend pas tout et il fallait vérifier qu'on ne me présentait pas la même facture deux fois.
Zut qu'on me laisse sortir, j'ai des moyens bien plus agréables de dépenser de l'argent, ou je peux le mettre sur mes comptes d'épargne.
J'ai aussi reçu une lettre du notaire qui m'indique les dates où les divers papiers à signer auront lieu.
Je n 'ai pas de droits à payer, mais la lettre reprend tout le laïus de ce qui arrive si on omet de payer.
Il y a pourtant un terme en droit qui dit que le vivant continue le mort, donc rien ne devrait changer, si tout n'était pas prétexte à nous soutirer une petite taxe en plus.
Agathon est toujours rétif quand je reviens, Miranda, elle c'est miaou "caresse-moi"!
Un jour de liberté
Une petite permission, comme si j'étais une criminelle; je ne comprends pas pourquoi l'on ne veux pas me laisser sortir définitivement...
A la maison, je cours partout, faire ma lessive, racheter les médicaments d'Agathon.
Juste à l'instant je regardais le blog d'une brodeuse qui montrait les cadeaux qu'elle avait fait à sa famille. Cela m'a fait repenser au coussin que je n'ai pas terminé, dans un temps où j'avais plus d'espoir je penssais que je serais sortie de l'hôpital bien avant Noël et que je pourrais le terminer et l'offrir à ma mère pour Noël, pour décoere sa chambre à la maison de retraite.
La réalité est plus amère, je suis toujours prisonnière et ma mère est morte bien avant Noël.
Dommage, les mauvais tours que nous joue la vie; et pas de chance, je suis très mal tombée, un malaise monté en épingle et une psychiatre obtue.
Ma soeur avant de repartir la semaine dernière m'a montré les photos des fleurs qu'elle avait faites au cimetière en me citant qui avait envoyé quoi; beaucoup de gens ont compatie à notre malheur, c'est assez émouvant.
Toujours prisonnière
Cela fait plus de 5 mois que je suis retenue dans un hôpital psychiatrique, sans raison, je n'en suis qu'à ma 4ème permission et j'en ai été privée 2 semaines de suite, fêtes comprises, pour être rentrée un peu éméchée lors de la 3ème, il faut dire que j'avais eu envie de profiter de ma liberté.
Bon cette fois pas de gaffe, mais je voudrais bien quand même obtenir ma sortie définitive; il faut dire que j'ai affaire à des gens obtus, qui n'écoutent rien et se fichent de ce que peuvent ressentir leurs patients.
Ma soeur essaie de faire des dossiers pour que j'ai une thérapie à l'extérieur, avec accompagnement pour aller à mes rendez-vous, des choses qui exixtent, mais on nous met des batons dans les roues.
Enfin aujourd'hui je suis chez moi avec mon père, ma soeur et mes chats, et j'ai passé la journée avec ma soeur à la banque et chez le notaire pour régler des affaires personnelles et d'autres liées à la succession de ma mère.
Pendant qu'il était seul mon père, il vieillit, a eu l'imprudence de signer un devis à un individu qui l' démarché à domicile, soi-disant pour traiter les charpentes contre les parasites. Parasites qui n'existent pas, ma soeur a fait une lettre recommandée pour dénoncer cette arnaque et a bien l'intention de ne pas se laisser faire.
On n'aurait même pas de quoi la payer cette facture!
C'est toujours comme ça, femmes seules ou personnes âgées sont toujours les premières victimes.
Et ma soeur repart demain, ses vacances finies et moi aussi je dois repartir, mais j'espère revenir la semaine prochaine, et surtout revenir.
Le plus gros reproche qu'on me fait dans cet hôpital c'est de ne pas avoir de vie extérieure, c'est leur point de vue, mais je suis bien chez moi; j'ai tout ce qu'il faut, et la compagnie des chats et souvent plus simple que celle des humains.
Tous chez le vétérinaire
Je suis à nouveau en permission, et comme les prisonniers j'ai dû me présenter au CMP, équivalent du comissariat de police pour les "fous" je ne suis pas folle, juste victime d'une malheureuse crise d'épilepsie, même à des chats cela peut arriver, c'est pour cela qu'en entendant à la radio qu'on allait demander aux vétérinaires de s'occuper des patologies légères des humains, j'ai pensé qu'on aurait mieux fait d'appeler le vétérinaire de mes chats quand j'ai eu mon malaise, il est très gentil, quand ma soeur est allé le voir une fois pour une adresse de cat-sitter pour me remplacer aux soins des chats durant mon absence, une autre parce que Miranda avait des puces, il lui a dit qu'il savait que j'avais des problèmes; bien que je n'ai rien montré et que lui n'ait fait aucune allusion quand j'allais le voir.
A vrai dire là où je suis enfermée, je n'ai aucune compréhension, ni thérapie.
Bien, je ne veux pas dire trop de mal, je voudrais qu'on me laisse sortir pour Noël.
Mais là où je suis, il n'y a aucune psychothérapie, les journée se passe à attendre que le temps passe, j'y vais avec une provision de livres, mon poste de radio, je sort dans le jardin pour fumer, c'est interdit à l'intérieur.
Ce matin, j'ai encore attendu le taxi on me dit neuf heures, c'est une bonne heure plus tard qu'il est enfin là; en principe, c'est le même qui doit venir me chercher demain en fin d'après-midi, la semaine dernière il avait fallu rappeler, on m'avait oubliée!
Vendredi dernier, pour les gens qui participent aux activités de leur association il y avait un déjeuner de Noël dans un restaurant à Chantilly. Une sortie, même si le menu, le même pour tout le monde, n'était pas ce que j'aurais choisi.
Le week end il ne se passe rien, et c'est là que la télé manque.
Mardi c'est le jour où je fais parti d'un groupe qu'on emmène à l'hôpital de jour d'Asnières pour faire une activité (infantile), cette fois j'ai enfilé des perles de pacolilles pour faire un bracelet, si je veux je pourrais l'acheter, pour une somme modique, et oui, on travaille sans être payer mais on peut payer notre travail.
Dans la vrai vie, j'ai de vrais bijoux, mais gardés soigneusement à la maison, à l'hôpital, rien de valeur, on se fait tout voler.
Bien sûr reste encore l'héritage de ma mère qui n'est pas réglé.
Je suppose que ma soeur et moi finiront par porter ses bijoux, pour le moment, cela me semble trop frais pour le faire; l'ennui c'est que nous n'avons pas d'enfants à qui les transmettre.
J'en suis où, à la moitié de ma vie, super, a condition d'être libre.
Au contrôle
Sans rire, je suis comme une prisonnière en permission, j'ai dû, par mauvais temps, faire le déplacement au CMP pour voir 2mn une infirmière, cela ne sert à rien, je me suis tout de même plainte d'avoir attendu le taxi 2h ce matin; cela l'infiffère, elle croyait que je rentrais en train (Moisselles, Val-d'Oise- Asnières en train, je voudrais bien voir ça!)
C'est la sécurité sociale qui paye, s'ils ne sont pas contents, ils n'ont qu'à me rendre ma liberté.
Enfin, je vois mes chats, Agathon tousse; mais j'ai profité de ce que je suis à la maison pour leur faire une commande en ligne de croquettes, pâtées et litière.
Comme la semaine dernière
J'ai une permission de mercerdi matin à jeudi soir, vraiment pas beaucoup.
Jeudi dernier on avait oublié de venir me chercher, j'attendais... finalement mon père a appelé ma marraine qui a appelé l'hôpital, qui m'a envoyé un taxi... non conventionné, résultat j'ai dû payer plus de 60€ la course.
Tout ça pourquoi, la semaine s'est écoulé lentement, dans un univers sordide, où les patients sont agressifs et quémandeurs; ils voudraient toujours que je leur donne de l'argent ou des cigarettes.
Vivement que cela soit fini.
Aujourd'hui je suis venu en taxi, sans avoir à payer. Mais il m'a afait attendre jusqu'à 11h alors qu'on m'avait dit 9h.
Que de temps perdu, et ce n'est pas fini, à 16h il faut que j'aille au CMP voir les infirmières, je ne sais pas à quoi cela sert.
Avec tout ça je n'ai pas eu de temps à consacrer au deuil; ça tout le monde s'en fiche, mon père se sent seul, alors il dort.
Je crois que je n'ai pas raconté comment j'ai appris la mort de ma mère, c'est ma marraine qui m'a téléphoné à l'hôpital en commençant par me dire qu'il y avait eu un grave problème chez moi, j'ai pensé, un incendie, où un malaise pour mon père où une fugue de chat.
Bref, pour moi ma mère était partie pour vivre cent ans, et bien non, c'est pour l'au-delà, si on y croit, qu'elle est partie. Comme si elle en avait eu assez de vivre sans pouvoir rien faire.
Après c'est le choc, l'église, les fleurs, le cimetière, c'est ma soeur qui a dû s'occuper de la plupart des choix, et d'envoyer plein de faire-part; on a fait sobre,Monsieur..., son époux, Mademoisellle... et Mademoiselle..., ses filles
Pas beaucoup de famille, celui des frères de mon père qui est encore en vie est venu avec sa femme, mes deux tantes étaient en voyage, ma mère était fille unique, elle n'a que de lointains cousins, à la messe il y avait aussi quelques amis, dont ma marraine, son amie de toujours, des voisins...
Je crois que j'étais trop en état de choc pour pleurer.
En permission
Je ne suis que de passage pour un jour de permission, de chez les fous, où on m'a mise contre ma volonté, après une crise d'épilepsie dont je n'ai aucun souvenir, c'est la chose la plus idoite qui me soit arrivée, je suis malheureuse comme les pierres dans un endroit froid et sans intérêt.
Enfin aujourd'hui depuis plus de 4 mois j'ai pu revoir mes chats, mon père je l'avait revu dans de tristes circonstances, la mort de ma mère survenue brutalement pendant que j'étais enfermée.
A cette occasion j'avais tout de même pu sortir un après-midi pour aller à l'église et aucieetierre, puis retour à l'hôpital.
Guère de pitié pour les chagrins et la douleur de la séparation en général; j'ai beau dire que je serais mille fois mieux avec mon père et mes chats, dans mes meubles, rien à faire, je n'ai que mes yeux pour pleurer; là-bas à part lire je n'ai pas grand-chose à faire, et ils sont contents d'eux!
Donc à la maison depuis la fin de la matinée jusqu'à demain après-midi où un vsl viendra me chercher.
J'ai rapporté toute une valise, à la place je ne remporte qu'un sac, j'ai encore une valise là-bas et des affaires.
Mes chats sont dubitatifs, ils me reconnaissent pourtant, Miranda a mis un bout de temps avant de se montrer et puis elle a voulu jouer avec l'ordi.
Elle a eu des puces pendant mon absence, c'est ma soeur qui s'en est aperçu et qui l'a emmenée chez le vétérinaire, sans cela nous avons une cat-sitter qui vient tous les jours pour la nourriture, la litière et les médicaments d'Agathon, aujourd'hui c'est moi qui m'en suis occupée.
Cela me manque, et le milieu de l'hôpital public psychiatrique n'a rien de plaisant. ma place n'y est pas quelques soient mes problèmes.
Ici j'ai un nouveau lit, le vieux ayant été détruit durant ma crise.
Ce n'est pas à l'hôpital que j'arriverais à casser le lit, c'est lui qui me brise le dos!
Je ne sais pas quand j'aurais ma sortie définitive, il faudra bien que cela arrive!
Drôle de vie
Ma soeur m'a traînée chez le médecin pour renouveler mon ordonnance de gardénal; elle avait peur que je m'évanouisse si j'y allais seule, et bien sûr elle lui a dit que je passait mon temps à tomber dans l'escalier, ce qui m'a valu en plus un collyre à mettre dans mon oeil tout rouge, mais il n'y a rien de grave, j'ai même pu sortir m'acheter à manger, comme il faisait sombre je n'avais pas mis de lunettes, mais personne ne remarque mon état, on achète et on paye, et tout va bien.
Pas de visite à maman aujourd'hui, papa est trop fatigué, il faut dire qu'elle est fatigante.
j'y suis allée
Avec mon père et ma soeur voir ma mère, mais elle était dans un un de ses mauvais jours , très agressive, hurlant tout le temps, ma soeur a demandé un rendez-vous avec la psychologue, on lui téléphonera, parce que quand cela on arrive a cela on ne sait plus quoi faire, en attendant j'avais laissé les chats seuls, et en rentrant, j'ai trouvé Agathon couché dans mon lit; il avait trouvé le moyen de défaire le lit dans lequel je venais de changer les draps et s'installer; bon les chats savent le meilleur endroit où s'installer; les mots qui reviennent, c'est "je veux rentrer" et "il n'y a que des personnes dédoutantantes" ici"; à vrai dire on a fait ce que l'on a pu; l'endroit où elle est très bien, et assez cher; ce qui est sûr c'est que si on est valide on ne va pas dans une maison de retraite.
Donc on fait comme on peut, mais elle a oublié; à un moment elle me croyait morte! à cause d'un malaise que j'avais eu, mais je suis toutours vivante, sauf que parfois grosse fatigue, je ne peux pas tout assumer.


