Mais on ne revient pas sans séquelles d'un hôpital, j'ai toujours des esquarres sur les fesses et une côte cassée; je fais ce que je peux mon père étant en pleine dépression nerveuse, moi aussi, mais cela fait si longtemps, c'est toujours pareil, il n'y a que les chats qui s'en tirent, toujours a galopper dans la maison, et a me lécher quand je suis dans mon lit; peut-être ai-je mal compris mais j'ai cru savoir que mon père dormait avec Agathon quand j'étais à l'hôpital; le même que j'avais vu perché sur son lit poussant des hurlements, "le chat, le chat, fait le sortir".

Tout c'est pour dire que j'ose à peine ouvrir si l'on sonne, mais paradoxallement je me fait tout de m^me livrer, pour ménager mon pauvre squelette.

Evidemment depuis qu'il n'y a plus maman pour nous réveiller à l'aube on dort;

Et pour finir, c'est l'anniversaire de papa; à la maison de retraite on lui aurait fait un gâteau, s'il était résident, je n'ai rien fait, cela dit avoir 84 ans c'est qu'on n'est pas mort plus tôt.

De quoi je me plaint de rien, sauf que ce n'est pas très drôle de vieillir.